Déconfinement : l'attitude à adopter face au monde d'après
Arts de vivre, Notes de lecture, philosophie

Prudence et courage : l’attitude à adopter face au monde selon Schopenhauer

Que le Monde comme volonté et comme représentation vous intimide ou qu’il soit votre livre de chevet, il y a toujours un côté moins rigoureux, plus ludique à Schopenhauer qu’il serait intéressant de découvrir. C’est le Schopenhauer des Parerga et Paralipomena (Suppléments et compléments), des aphorismes cocasses, des formules et affirmations efficaces, des exercices philosophiques. La structure du texte, en éclats de pensées épars, a d’ailleurs été une inspiration pour Nietzsche. Pour le néophyte comme pour le lecteur aguerri, cet essai a valeur de manuel qui fixe les enseignements du philosophe dans la pratique quotidienne, de complément et de commentaire au Monde comme au Fondement de la morale.

Dans le sixième essai de cet ouvrage qui se voulait accessible, titré “Aphorismes de la sagesse dans la vie”, le philosophe se montre sous un visage amical, dispensant ses leçons de vie et quelques blagues de comptoir en passant. On lui découvre un certain optimisme, ou du moins, une tentative de bonheur dans le pessimisme. Il y aborde notamment l’ennui et les moyens d’y faire face, mais aussi l’attitude à adopter face à la marche du monde et à ce qui sort de notre contrôle, un texte qui sonne juste en cette période de “dé-confinement”, avec le retour des anciennes pressions alors même que l’incertitude demeure.

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Arts de vivre, Notes de lecture, philosophie

Comment remédier à l’ennui : les propositions de Schopenhauer dans Parerga et Paralipomena

Arthur Schopenhauer fait partie de ces auteurs que je lis en marge. C’est-à-dire que j’ai quasiment fait le tour de ses ouvrages mineurs sans jamais trouver le courage de commencer son œuvre majeure : Le monde comme volonté et comme représentation. Enfin si, je me rappelle l’avoir ouvert une fois et avoir commencé à lire l’introduction. Très vite, Schopenhauer nous dit que si nous n’avons pas lu toute l’œuvre de Kant, on ferait bien de refermer le livre et de revenir plus tard. Je ne me le faisais pas répéter deux fois.

Cela dit en passant, il y a bien des choses qui me déplaisent chez lui. Par exemple sa misogynie m’horripile. De plus, je ne trouve pas ses arguments pour le pessimisme toujours pertinents. Il m’arrive de le trouver un peu trop grincheux, voilà le mot est dit. Malgré ces discordances, Schopenhauer est un philosophe que j’apprécie beaucoup, en partie pour son écriture non-ésotérique, et ses réflexions cocasses sur des sujets aussi variés que les dangers de l’excès de lecture ou comme nous le verrons ici, l’ennui.

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Bouquinologie, Notes de lecture

Schopenhauer sur les dangers de l’excès de lecture

Depuis notre plus tendre enfance, on nous conseille de lire et de lire toujours plus. On ne compte que les bénéfices d’une telle pratique : un plus large vocabulaire, des facilités d’écriture, un sens de l’empathie affiné et plus encore. Mais un esprit aussi érudit et rebelle que celui de Schopenhauer se garde bien de tomber dans le panneau de l’opinion publique. Dans l’excès de lecture, il voit des dangers sans fin, un amollissement du cerveau et un abêtissement de la population. Il étaye sa position avec finesse et humour dans La lecture et les livres. 

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