Notes de lecture

Jazz de Toni Morrison : écrire comme on compose une partition

J’ai toujours été fascinée par Toni Morrison sans l’avoir jamais lu. Sa voix, son éloquence, sa défiance m’ont toujours attirée vers elle sans que je ne me décide à prendre l’un de ses romans et à rentrer dans son univers littéraire. Je l’ai finalement fait, ce mois de février alors que l’hiver devenait moins rude et que le printemps se profilait timidement, comme dans le récit que je lisais, curieusement. Il s’agit de Jazz, deuxième partie de la série débutant par Beloved et s’achevant avec Paradis. Indécent, entamer la trilogie ainsi, du milieu, mais j’étais irrémédiablement attirée vers ce livre.

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Notes de lecture

Typhon de Joseph Conrad et le charme des vieux livres moisis

Ma rencontre avec Typhon de Joseph Conrad (1) s’est faite chez un bouquiniste de Rabat où il sentait bon le papier jauni, au milieu d’une pile de volumes poussiéreux sur le code pénal algérien ou la grammaire allemande. Je ne suis pas une grande lectrice de littérature anglo-saxonne, mais ce petit volume de Hachette, dont le vert vif continuait de transparaitre sous les écornures et les taches brunes, attira mon regard.

Cette édition de 1923 a été traduite par André Gide et illustrée par un certain Émilien Dufour. Le format illustré en noir et blanc me rappela les Jules Verne que je lisais enfant. Sur la première page, on pouvait lire le nom de la dame qui l’avait acheté en 1945, on ne sait où et sous quelle impulsion. Mais tous ces petits détails, tous ces petits mystères, me donnèrent envie de prendre ce livre et par là même de découvrir un auteur que je n’aurais peut-être jamais lu autrement.

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