Arts de vivre

Maximes : la renaissance de l’aphorisme et sept idées choisies de La Rochefoucauld

L’aphorisme est un genre littéraire à part, qui échappe à toutes les règles, ou presque. Je me rappelle la première fois que j’ai feuilleté un recueil d’aphorismes. C’était une édition de la Généalogie de la morale trouvée par hasard dans la bibliothèque familiale. Ça avait toute l’apparence d’un essai classique, mais à l’intérieur, quelque chose clochait. Des paragraphes courts, numérotés, remplaçaient les longs passages qui couvrent d’habitude les pages des livres adultes. Et par cela seul, la philosophie me sembla accessible pour la première fois. Je dis bien « sembla » parce que la petite fille que j’étais n’était pas encore prête à faire de la philosophie à coups de marteau, ça viendra un peu plus tard.

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Notes de lecture

L’œil et l’esprit : méditation sur la science, l’art et la perception

Été 1960, sous le soleil du Tholonet, dans une maison qui appartenait jadis à Cézanne, Maurice Merleau-Ponty médite sur la perception, son concept fondamental. Tout autour de lui, les paysages portant l’empreinte de l’œil du peintre appellent son attention, le poussent à redécouvrir les questions fondamentales de sa philosophie : la perception, la visibilité, le corps, la science et l’acte de création. Sa phénoménologie de la perception lui apparaît sous un nouvel éclairage, à la fois neuve et inchangée, saisie directement dans le monde qui l’entoure, débarrassée des contraintes de la théorie. De cette méditation résulte L’œil et l’esprit (1960), un texte testament car ce sera là aussi le dernier été du philosophe.

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