Arts de vivre

Les maximes de La Rochefoucauld et la renaissance de l’aphorisme

Dans les Maximes de La Rochefoucauld, nous retrouvons un fin psychologue qui jette un regard intransigeant sur la société de son temps comme sur lui-même, poussant l’impératif socratique « connais-toi toi-même » à son paroxysme dans l’autoportrait qu’il nous dresse en prologue. Son écriture agile et pleine d’humour se lit avec plaisir. C’est aussi un penseur original qui dans beaucoup d’aphorismes, nous apparaît comme proto-nietzschéen.

Le recueil des Maximes pourrait être un livre de chevet dans lequel on pioche, selon le besoin, des éclats de pensée qui nous inspirent au quotidien. J’y ai personnellement trouvé des résonances très justes. Voici quelques unes des idées qui m’ont le plus marquée en lisant La Rochefoucauld.

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Notes de lecture

L’œil et l’esprit : méditation sur la science, l’art et la perception

Été 1960, sous le soleil du Tholonet, dans une maison qui appartenait jadis à Cézanne, Maurice Merleau-Ponty médite sur la perception, son concept fondamental. Tout autour de lui, les paysages portant l’empreinte de l’œil du peintre appellent son attention, le poussent à redécouvrir les questions fondamentales de sa philosophie : la perception, la visibilité, le corps, la science et l’acte de création. Sa phénoménologie de la perception lui apparaît sous un nouvel éclairage, à la fois neuve et inchangée, saisie directement dans le monde qui l’entoure, débarrassée des contraintes de la théorie. De cette méditation résulte L’œil et l’esprit (1960), un texte testament car ce sera là aussi le dernier été du philosophe.

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