Bouquinologie

Proust sur la lecture : lectures d’enfance et auteurs amis

Comme beaucoup, je voyais Marcel Proust comme un romancier, une plume sensible et légère. Je l’imaginais mal dans la peau de l’essayiste, rationnel, intransigeant. Pourtant, Proust est aussi un brillant essayiste et l’essai n’est pas seulement un appendice à son oeuvre littéraire, c’en est souvent le moteur. D’ailleurs, La recherche du temps perdu a d’abord été ébauchée comme un essai. Cela dit, l’essai proustien n’est pas un texte académique et rêche, il participe aussi de la littérature. Dès les premières pages de Sur la lecture, on se retrouve face au témoignage d’un lecteur passionné, nostalgique des romans de son enfance.

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Listes

Bilan lecture 2018 : ces livres qui me sont tombés des mains

Cette année, ce blog aidant, j’ai un peu plus lu que d’habitude. Ce n’était pas toujours une expérience extatique et je ne tombais pas sur la révélation littéraire tous les mois. Avoir plus de temps de lecture signifie aussi plus de chances de tomber sur des romans qui ne nous enchantent pas, on se force à finir le premier chapitre, on cherche en vain le paragraphe où tout bascule, avant de capituler au désamour. Des fois, ce n’est pas le livre en soi, mais notre état d’esprit présent. Certains livres et certaines plumes s’accordent mal avec certaines dispositions d’esprit. On les retrouve souvent à des périodes ultérieures de notre vie, surpris de ne pas avoir su les apprécier auparavant. Sur ce, voici quelques-uns des livres qui me sont tombés des mains cette année.

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Bouquinologie

Schopenhauer sur les dangers de l’excès de lecture

Depuis notre plus tendre enfance, on nous conseille de lire et de lire toujours plus. On ne compte que les bénéfices d’une telle pratique : un plus large vocabulaire, des facilités d’écriture, un sens de l’empathie affiné et plus encore. Mais un esprit aussi érudit et rebelle que celui de Schopenhauer se garde bien de tomber dans le panneau de l’opinion publique. Dans l’excès de lecture, il voit des dangers sans fin, un amollissement du cerveau et un abêtissement de la population. Il étaye sa position avec finesse et humour dans La lecture et les livres. 

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