Bouquinologie

Proust sur la lecture : lectures d’enfance et auteurs amis

Comme beaucoup, je voyais Marcel Proust comme un romancier, une plume sensible et légère. Je l’imaginais mal dans la peau de l’essayiste, rationnel, intransigeant. Pourtant, Proust est aussi un brillant essayiste et l’essai n’est pas seulement un appendice à son oeuvre littéraire, c’en est souvent le moteur. D’ailleurs, La recherche du temps perdu a d’abord été ébauchée comme un essai. Cela dit, l’essai proustien n’est pas un texte académique et rêche, il participe aussi de la littérature. Dès les premières pages de Sur la lecture, on se retrouve face au témoignage d’un lecteur passionné, nostalgique des romans de son enfance.

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Bouquinologie

Schopenhauer sur les dangers de l’excès de lecture

Depuis notre plus tendre enfance, on nous conseille de lire et de lire toujours plus. On ne compte que les bénéfices d’une telle pratique : un plus large vocabulaire, des facilités d’écriture, un sens de l’empathie affiné et plus encore. Mais un esprit aussi érudit et rebelle que celui de Schopenhauer se garde bien de tomber dans le panneau de l’opinion publique. Dans l’excès de lecture, il voit des dangers sans fin, un amollissement du cerveau et un abêtissement de la population. Il étaye sa position avec finesse et humour dans La lecture et les livres. 

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