Arts de vivre, Listes, Notes de lecture

Rétrospective 2020 : les lectures qui m’ont accompagnée cette année

Je n’étais pas très enthousiaste pour la rétrospective de cette année. Contrairement à ce qu’on nous rabâche sur les réseaux sociaux, je n’ai pas lu tous les livres de ma bibliothèque, je n’ai pas fait de pain au levain et non, je n’ai pas écrit le roman du siècle. J’ai navigué, tant bien que mal, des temps curieux, et quand toute normalité m’étais devenue impossible, je me suis résolue à accepter cette étrangeté, à vivre à l’envers de moi-même : veiller plus tard, regarder des séries pendant des heures, jeter mes rituels en pâture, oublier toute notion de discipline. J’ai pourtant lu cette année, beaucoup moins que les années précédentes, mais assez pour m’aider à avancer. Car face à un évènement exceptionnel, les exhortations à l’excellence sonnent creuses, voire indécentes. Essayer de durer plus longtemps que les temps difficiles, cela devrait être le seul impératif, le seul mantra. Je vous partage donc ici certaines des lectures qui m’ont apporté du réconfort cette année, ou m’ont revigoré dans mes périodes les plus léthargiques, sans ordre de préférence.

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Notes de lecture

Oblomov, confiné volontaire

Malgré tout le plaisir que j’y ai pris, j’ai beaucoup procrastiné en lisant ce livre. J’ai également beaucoup trainé pour écrire cette recension. L’oblomovisme est très contagieux. Faites attention à ne pas vous laisser contaminer. Ceci est un message d’intérêt public.

Oblomov se lèvera-t-il jamais de son lit ? Voilà tout le suspense auquel vous aurez droit en lisant le roman du même nom, sous la plume d’Ivan Goncharov. Tout le génie de l’auteur est d’écrire un texte amusant, qui ne lasse jamais, sur un homme qui ne fait strictement rien. Pourtant, il s’en passe des choses. Derrière la figure lisse et intemporelle d’Oblomov, son inanité et son apathie, et sous couvert d’une critique de l’aristocratie russe, luxueuse et improductive, c’est un monde intérieur inouï qui se dévoile.

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Notes de lecture, Thèmes

Relire ses classiques : Demian de Hermann Hesse

Adolescente, je m’éloignais des livres. J’avais envie de sortir de ma coquille, de rejoindre la foule chaotique des gens de mon âge et de chanter à l’unisson le cri plaintif de la désobéissance. Je cherchais un semblant de communauté et constamment entourée, je me sentais curieusement très seule, en moi bouillonnaient des questions sans réponses et un cruel besoin de me recentrer, de retrouver foyer en moi-même et vint Demian.

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Mes suggestions de lecture pour l'été : Colette, Muriel Barbery, Hermann Hesse, Tolstoi et Abdelfattah Kilito
Listes

Lectures d’été : Colette, Tolstoï et autres compagnons de vacances

J’ai une confession à faire : je déteste l’été. Mes étés ont toujours été bleus, non pas un bleu d’azur, mais un bleu profond, opprimant, qui vous aspire alors même que vous êtes sous le soleil exactement. Contrairement aux dépressifs saisonniers, je ne souffre pas de l’excès de luminosité. L’été a une charge plus symbolique que biologique pour moi, ça me rappelle mon enfance solitaire et les longues vacances passées chez moi à tuer le temps avec des châteaux en papier, c’est aussi un entre-deux en plein milieu de mon année qui me rappelle à mes échecs et à mon incomplétude fondamentale. C’est une attente insoutenable où, en apparence, rien ne se passe mais tout en moi se défait. C’est aussi la saison du réexamen et en cela ce n’est pas complètement trois mois de perdus, aussi difficiles soient-ils.
Une constante qui traverse tous mes étés est la lecture, c’est l’ultime consolation par le simple plaisir qu’elle m’offre, mais c’est aussi l’outil d’une reconstruction de soi nécessaire. C’est vrai, la littérature sauve. Je voulais donc vous parler de livres qui m’ont aidé à survivre bien des étés, de mes compagnons de vacances favoris, que vous soyez ou non atteints blues estival.

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