Arts de vivre

Maximes : la renaissance de l’aphorisme et sept idées choisies de La Rochefoucauld

L’aphorisme est un genre littéraire à part, qui échappe à toutes les règles, ou presque. Je me rappelle la première fois que j’ai feuilleté un recueil d’aphorismes. C’était une édition de la Généalogie de la morale trouvée par hasard dans la bibliothèque familiale. Ça avait toute l’apparence d’un essai classique, mais à l’intérieur, quelque chose clochait. Des paragraphes courts, numérotés, remplaçaient les longs passages qui couvrent d’habitude les pages des livres adultes. Et par cela seul, la philosophie me sembla accessible pour la première fois. Je dis bien « sembla » parce que la petite fille que j’étais n’était pas encore prête à faire de la philosophie à coups de marteau, ça viendra un peu plus tard.

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Listes

Rétrospective 2020 : les lectures qui m’ont accompagnée cette année

Je n’étais pas très enthousiaste pour la rétrospective de cette année. Contrairement à ce qu’on nous rabâche sur les réseaux sociaux, je n’ai pas lu tous les livres de ma bibliothèque, je n’ai pas fait de pain au levain et non, je n’ai pas écrit le roman du siècle. J’ai navigué, tant bien que mal, des temps curieux, et quand toute normalité m’étais devenue impossible, je me suis résolue à accepter cette étrangeté, à vivre à l’envers de moi-même : veiller plus tard, regarder des séries pendant des heures, jeter mes rituels en pâture, oublier toute notion de discipline. J’ai pourtant lu cette année, beaucoup moins que les années précédentes, mais assez pour m’aider à avancer. Car face à un évènement exceptionnel, les exhortations à l’excellence sonnent creuses, voire indécentes. Essayer de durer plus longtemps que les temps difficiles, cela devrait être le seul impératif, le seul mantra. Je vous partage donc ici certaines des lectures qui m’ont apporté du réconfort cette année, ou m’ont revigoré dans mes périodes les plus léthargiques, sans ordre de préférence.

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Arts de vivre

Comment remédier à l’ennui : les propositions de Schopenhauer dans Parerga et Paralipomena

Arthur Schopenhauer fait partie de ces auteurs que je lis en marge. C’est-à-dire que j’ai quasiment fait le tour de ses ouvrages mineurs sans jamais trouver le courage de commencer son œuvre majeure : Le monde comme volonté et comme représentation. Enfin si, je me rappelle l’avoir ouvert une fois et avoir commencé à lire l’introduction. Très vite, Schopenhauer nous dit que si nous n’avons pas lu toute l’œuvre de Kant, on ferait bien de refermer le livre et de revenir plus tard. Je ne me le faisais pas répéter deux fois.

Cela dit en passant, il y a bien des choses qui me déplaisent chez lui. Par exemple sa misogynie m’horripile. De plus, je ne trouve pas ses arguments pour le pessimisme toujours pertinents. Il m’arrive de le trouver un peu trop grincheux, voilà le mot est dit. Malgré ces discordances, Schopenhauer est un philosophe que j’apprécie beaucoup, en partie pour son écriture non-ésotérique, et ses réflexions cocasses sur des sujets aussi variés que les dangers de l’excès de lecture ou comme nous le verrons ici, l’ennui.

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