Aristote surn le bonheur : le bonheur est une fin en soi
Arts de vivre

Aristote ou le bonheur en action

Peut-on parler de philosophie grecque sans parler d’Aristote et de Platon ? Ce sont tous deux des esprits brillants, à cette différence près : quand Platon cherchait à transcender la réalité vers le monde des idées, Aristote gardait les pieds plantés fermement sur terre. Esprit studieux, rigoureux, prudent, il met constamment en examen les opinions communes comme les siennes et sait rester humble. C’est en soi une école de la pensée, qui nous arme d’outils de réflexion essentiels, que l’on adhère ou non à sa philosophie. La lecture d’Éthique de Nicomaque est l’occasion de cet apprentissage, dans une langue claire, des enchainements logiques et bien ficelés. C’est une joie que de lire ce texte car on y découvre justement, tout l’aspect ludique du raisonnement philosophique.

Dans son Éthique, Aristote nous livre des réflexions sur la vertu, la politique, l’amitié ou encore la justice. Mais sa visée principale, ce qu’il décrit comme le souverain bien, c’est le bonheur. Et dans cet exposé, la conception du philosophe est tout sauf idéaliste : il nous parle d’un bonheur actif, un savoir-faire à cultiver, une habileté qui s’aiguillonne par la pratique quotidienne.

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