Quatre lectures pour vous plonger dans la Grèce Antique : Homère, Eschyle, Platon et Épicure
Listes

La Grèce antique en quatre titres : Homère, Eschyle, Platon et Épicure

Ah ! Ces Grecs comme ils savaient vivre. Cela demande la résolution de rester bravement à la surface, de s’en tenir à la draperie, à l’épiderme, d’adorer l’apparence et de croire à la forme, aux sons, aux mots, à tout l’Olympe de l’apparence. Les Grecs étaient superficiels… par profondeur.

Nietzsche, Le gai savoir

La Grèce antique continue de fasciner par sa culture, ses institutions politiques novatrices, ses arts raffinés et sa pensée riche. Entre réalité et idéal, il y a beaucoup de fossés et l’histoire éclaire aujourd’hui une Grèce qui, sans être le paradis du raffinement longtemps fantasmé par les hellénistes, est haute en couleurs. Quoi qu’il en soit, la civilisation grecque nous offre aujourd’hui encore de nombreux joyaux de l’esprit. Voici ma sélection de quatre textes, de poésie, de théâtre, de philosophie, comme autant de portes d’entrée dans la sagesse hellénique.

Lire la suite « La Grèce antique en quatre titres : Homère, Eschyle, Platon et Épicure »
Ode à la nouvelle : Risibles amous de Milan Kundera, Le dernier été de Klingsor de Hermann Hesse, Grand Union de Zadie Smith, Le cheval de Nietzsche d'Abdelfattah Kilito, La mort d'Ivan Illitch de Tolstoi
Listes

Ode à la nouvelle : cinq recueils de nouvelles sur l’amour, l’art, la mémoire et la mort

La nouvelle n’est pas un sous-roman. Ce n’est pas un simple brouillon. Sa brièveté n’est pas toujours une preuve d’incomplétude, elle peut être un agent de densification. La limitation du texte court peut amener les auteurs à focaliser toute leur attention sur un court laps de temps, à en dégager toutes les impressions sans parcimonie (Tolstoï), à illustrer des idées maîtresses dans leurs œuvres (Hesse et Kundera), à examiner des éclats de souvenirs et en dégager du sens (Abdelfattah Kilito), ou encore à prendre courage pour émanciper la parole, laisser libre cours à son imagination et désencombrer la pensée de la bienséance (Zadie Smith). Ces cinq recueils nous montrent que la nouvelle peut être un texte à part, entier, au même temps que le champ de développement d’un projet d’écriture. Cinq recueils que j’ai lus et relus, dont je garde en mémoire des passages, des impressions de lecture indélébiles et que je vous invite à découvrir.

Lire la suite « Ode à la nouvelle : cinq recueils de nouvelles sur l’amour, l’art, la mémoire et la mort »
Listes

Rétrospective 2020 : les lectures qui m’ont accompagnée cette année

Je n’étais pas très enthousiaste pour la rétrospective de cette année. Contrairement à ce qu’on nous rabâche sur les réseaux sociaux, je n’ai pas lu tous les livres de ma bibliothèque, je n’ai pas fait de pain au levain et non, je n’ai pas écrit le roman du siècle. J’ai navigué, tant bien que mal, des temps curieux, et quand toute normalité m’étais devenue impossible, je me suis résolue à accepter cette étrangeté, à vivre à l’envers de moi-même : veiller plus tard, regarder des séries pendant des heures, jeter mes rituels en pâture, oublier toute notion de discipline. J’ai pourtant lu cette année, beaucoup moins que les années précédentes, mais assez pour m’aider à avancer. Car face à un évènement exceptionnel, les exhortations à l’excellence sonnent creuses, voire indécentes. Essayer de durer plus longtemps que les temps difficiles, cela devrait être le seul impératif, le seul mantra. Je vous partage donc ici certaines des lectures qui m’ont apporté du réconfort cette année, ou m’ont revigoré dans mes périodes les plus léthargiques, sans ordre de préférence.

Lire la suite « Rétrospective 2020 : les lectures qui m’ont accompagnée cette année »
Mes suggestions de lecture pour l'été : Colette, Muriel Barbery, Hermann Hesse, Tolstoi et Abdelfattah Kilito
Listes

Romans à lire l’été : Colette, Tolstoï et autres compagnons de vacances

J’ai une confession à faire : je déteste l’été. Mes étés ont toujours été bleus, non pas un bleu d’azur, mais un bleu profond, opprimant, qui vous aspire alors même que vous êtes sous le soleil exactement. Contrairement aux dépressifs saisonniers, je ne souffre pas de l’excès de luminosité. L’été a une charge plus symbolique que biologique pour moi, ça me rappelle mon enfance solitaire et les longues vacances passées chez moi à tuer le temps avec des châteaux en papier, c’est aussi un entre-deux en plein milieu de mon année qui me rappelle à mes échecs et à mon incomplétude fondamentale. C’est une attente insoutenable où, en apparence, rien ne se passe mais tout en moi se défait. C’est aussi la saison du réexamen et en cela ce n’est pas complètement trois mois de perdus, aussi difficiles soient-ils.
Une constante qui traverse tous mes étés est la lecture, c’est l’ultime consolation par le simple plaisir qu’elle m’offre, mais c’est aussi l’outil d’une reconstruction de soi nécessaire. C’est vrai, la littérature sauve. Je voulais donc vous parler de livres qui m’ont aidé à survivre bien des étés, de mes compagnons de vacances favoris, que vous soyez ou non atteints blues estival.

Lire la suite « Romans à lire l’été : Colette, Tolstoï et autres compagnons de vacances »